© 2016 Justin Bulota

JUSTIN BULOTA

À 800 km au nord de la limite des arbres, sur la pointe le plus au nord du Québec, s’étend un champ de roches si aride et contigu que même les Inuits n’ont jamais pensé s’y établir. C’est à cet endroit au Nunavik, le 31 Août 2014, que la première éolienne industrielle fut installée sur un réseau autonome minier. Ce géant de 3 mégawatt a été construit dans un des climats les plus extrêmes de la province. Depuis ce jour, la Mine Raglan, de la compagnie Glencore, devient la première mine au monde à réduire sa consommation de diésel en liant l’énergie éolienne avec une usine de stockage d’énergie. Au total,  à chaque année, 2.4 millions de litres de diésel ne seront pas brulés et 6400 tonnes de gaz à effet de serre seront évitées.

 

J’ai eu la chance d’être aux commandes de la construction de ce magnifique projet avec Tugliq Énergie.  Un projet dont plusieurs spécialistes croyaient voué à l’échec, et qui a été livré à terme avec brio dans un temps record. Ce sera, encore la, le premier projet d’envergue couronné à être livré sous les budgets dans l’histoire du Nunavik.  

Outre le projet éolien, j’ai aussi piloté l’installation et la mise en service d’une usine de stockage d’énergie non loin de l'éolienne. À l’aide d’un volant inertiel, d’une banque de batteries au Lithium-Ion, et d’une usine à l’hydrogène, cette autre première mondiale permet de stocker l’énergie produite par l’éolienne afin de la redistribuer sur le réseau électrique de la mine via un contrôleur intelligent. Ceci permet de réduire, voire éliminer les fluctuations d’énergie provenant de l’éolienne et le livrer une énergie stable s’apparentant à celle que pourrait produire une génératrice.

 

Finalement ma passion pour les énergies renouvelables et la photographie, m’ont conduit à remporter le grand prix du concours de photo de l’AQPER, d’avoir une de mes photographies publié en page couverture du rapport annuel de WWF (world wildlife foundation),  et d’avoir une autre de mes photographies utilisé pour illustrer l’image de la prochaine politique énergétique du Québec vision 2030